تصفح برقم المجلد > Fatwas de Moharram > Du hadith qui dit: "Quiconque se lave au jour de `Achourâ', ne tombera pas malade durant le reste de l'année".

117- Le Hadith: Celui qui prend le bain rituel

le jour de `Achourâ' ne tombe point malade cette année

Tous les hadiths sur le bain rituel à Achourâ' et l'usage du Kôhl, de pigments et tous ce que les sunnites font ce jour-là ne sont que des hadiths falsifiés pour contrer les chiites. Il n'y a de hadith authentique que celui de jeûne.
Cheikh de l'Islam, Ibn Taymiyya, Qu'Allah lui fasse miséricorde, dans le recueil de fatwas tome 4, p 513, il a dit: ( Un groupe de faux sunnites ont cité des hadiths falsifiés pour qu'ils soient adoptés comme devise ce jour de `Achourâ' pour contrer la devise de l'autre parti -les Râfidites (un groupe chiite qui nie les califats de 'Abou Bakr As-Siddîq et de `Omar ibn Al-Khatâb et qui les accuse ainsi que beaucoup d'autres Compagnons du Prophète)-. Ainsi ils ont contré le faux par le faux, l'innovation par l'innovation, même si l'innovation hérétique des Rafidites avait un impact plus corruptif. Parmi ces hadiths de faux sunnites, cette phrase relève d'un long hadith: Celui qui prend le bain rituel le jour d'Achourâ' ne tombe point malade au cours de l'an et celui qui met le Kohl n'est point atteint de cécité.
( Numéro de la partie: 26, Numéro de la page: 250)
au cours de l'an
Tout autre rite de célébration pour ce jour comme le pigment, les salutations, etc. est omis par le consensus des Oulémas spécialisés dans la science de Hadith. Si certains Oulémas l'ont admis, leurs arguments furent réfutés par d'autres études spécialisées. Aucun des Imams des Musulmans, n'a favorisé le bain rituel pris au jour de `Achourâ', ni le fait de se farder les yeux au Kohl ni de se teindre au henné, etc. Personne parmi les oulémas musulmans à qui on se réfère pour connaître les prescriptions et les interdictions divines, n’a jamais mentionné de tells pratiques. Celles-ci, d’ailleurs, ne furent jamais transmises d’après le Prophète, Salla Allah `Alaihi Wa Sallam, ni Abou Bakr ni `Omar ni `Othmân ni `Alî -Qu'Allah soit satisfait d'eux tous-. Un hadith pareil n’a jamais été mentionné dans l’un des ouvrages classés par les savants de hadith, ni dans les Mousnads, comme celui d'Ahmad, d'Ishâq, d'Ahmad ibn Mani` Al-Hamidî, d'Ad-Dâlânî, d'Abou Ya`la Al-Moussilî, etc...., ni dans les Sahîhs et les Sounans, ni dans les collections exhaustives des Mousnads et des Traditions, comme Al-Mowattâ' de Mâlik, de Wakî`, de `Abd-Ar-Razâq, de Sa`îd ibn Mansour, d'Ibn Abi Chayba et autres."
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Fin de citation d'Ibn Taymiyya (Qu'Allah lui fasse miséricorde).
l'érudit Ibn Radjab (Qu'Allah lui fasse miséricorde) a dit, dans son livre: "Lattâ'if Al-Ma`ârif" (Les connaissances subtiles), sur le jeûne, ce qui suit:
"Tout ce qui est rapporté sur la valeur du bain rituel, du kohl et des pigments est faux. Cependant en ce qui concerne les propos transmis sur l'aumône, `Abd-Allah ibn `Amr ibn Al-`Ass a dit:" Celui qui jeûne le jour de `Achourâ' est pareil à celui qui jeûne une année entière et celui qui donne de l'aumône ce jour-là est pareil à celui qui la donne au long d'une année entière. rapporté par Abou Moussa Al-Madinî.
En ce qui concerne l'expansion des dépenses sur les enfants, Harb a dit : "J'ai demandé à 'Ahmad sur le hadith qui cite Celui qui se montre généreux envers sa famille le jour de `Achourâ'... 'Ahmad ne l'a pas reconnu. Cependant Ibn Mansour a demandé à 'Ahmad: "Est-ce que tu reconnais le hadith: Celui qui se montre généreux envers sa famille le jour de `Achourâ', Allah en sera de même envers lui tout au long de l'année. 'Ahmad a dit: oui. C'est rapporté par Soufyân ibn `Ayniyya de Dja`far Al-'Ahmar, de 'Ibrâhîm ibn Mohammad ibn Al-Montachîr qui était l'un des plus pieux de son temps. A propos du hadith Celui qui se montre généreux envers ses enfants le jour de `Achourâ', Allah en sera de même envers lui tout au long de l'année. , Ibn `Ayniyya a également commenté : " On l'a appliqué depuis cinquante ans et les conséquences étaient toujours gratifiantes." En ce qui concerne les propos de Harb: 'Ahmad ne l'a pas reconnu, mais il le prenait plutôt pour le hadith que l’on transmettait en l’élevant au Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam),
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jugeant sa chaîne de transmission inauthentique.
Ce hadith-là a été transmis de plusieurs voies, mais aucune n'est jugée authentique. Parmi ceux qui ont tenu ces propos, citons : Mohammad ibn `Abd-Allah ibn `Abd-Al-Hakam. Selon Al-`Oqaylî: Ce hadith n’est pas connu par cœur et il n’a été rapporté que d’après `Omar (c’est-à-dire qu’il est arrêté au compagnon et non pas élevé au Prophète), et, en plus, il existe dans sa chaîne de transmission, un rapporteur dont on n’est pas sûr de son honorabilité. Pour ce qui est du fait de considérer ce jour-là comme une occasion pour commémorer l’anniversaire du meurtre d'Al-Hosayn (Que la satisfaction d'Allah soit sur lui), comme le font les Rafidites, telle est l’une des œuvres vaines de ceux qui s’étaient égarés dans la vie d’ici-bas, alors qu'ils s'imaginaient faire le bien. Ni Allah, l'Exalté, ni Son prophète n'ont pas ordonné de commémorer les jours de calamités des Prophètes ni leurs décès, par conséquent, il ne faudrait pas le faire avec leurs inférieurs." Fin de citation (Qu'Allah lui fasse miséricorde).
De ce qu'on a cité des propos de Cheikh Al-Islam Ibn Taymiyya et de l'érudit Ibn Radjab, qu'Allah leur fasse miséricorde, on peut conclure que les hadiths sur la prise du bain et l'usage du kohl ou des pigments le jour d'Achourâ' sont falsifiés, les hadiths sur l'expansion des dépenses sur les enfants ne sont pas authentiques. Tandis que ce qui était rapporté par 'Ibrâhîm ibn Mohammad Al-Montachir qui est parmi les Suivants peu connus, n'est pas confirmé, tant qu’il n’a pas mentionné le nom du rapporteur de qui il a tenu ce hadith, ainsi que les propos rapportés par Soufyân ibn `Ayniyya, le grand Imam. On ne peut pas donc prendre leurs hadiths sur l'expansion des dépenses sur les enfants comme preuves. Les preuves authentiques reviennent au Livre et à la Sunna et ne relèvent pas des actes des adeptes et leurs successeurs. Cet acte sera une innovation inutile comme le dit le Prophète
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(Salla Allah `Alaihi Wa Sallam): Tout acte non conforme à nos enseignements est à rejeter. selon la version de Mouslim, qu'Al-Boukhârî (qu'Allah lui fasse Miséricorde) a cité, en le considérant comme Mo`allaq (un Hadith auquel manque un chaînon dans la chaîne de narration, rapporté directement du Prophète) tout en le confirmant. Ainsi, le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) a dit: Celui qui innovera dans notre religion des choses qui n'en font pas partie, qu'on les lui rejette. Approuvé par Al-Boukhârî et Mouslim d'après `A'îcha -Qu'Allah soit satisfait d'elle- .
En ce qui concerne l'aumône faite en ce jour-là, elle figure dans le hadith de `Abd-Allah ibn `Amr déjà cité dans les propos de l'érudit Ibn Radjab, la transmission relève uniquement de lui, puis rapporté par Abou Moussa Al-Madini puis l'érudit Ibn Radjab (Qu'Allah lui fasse miséricorde) n' a pas parlé de sa transmission. Cependant, dans la plupart des cas, la transmission rapportée d’après Abou Moussa Al-Madinî est jugée faible ou inauthentique. Il ne faut pas admettre ce hadith sauf s'il est authentiquement rapporté par `Abd-Allah ibn 'Amr ibn Al-`Ass - Qu'Allah soit satisfait de lui et de son père- et tant qu’on soit sûr de son élévation au Prophète ; tant que de tels hadiths, ne pourraient être authentifiés en se fondant seulement sur l’effort de réflexion personnelle. Quant au fait de faire du jour d'Achourâ' un jour de deuil, ceci est une innovation en religion déplorable initiées par les Rafidites en contradiction avec les gens de la Sunna et du consensus ainsi qu’avec ce que faisaient les compagnons du Prophète - Salla Allah `Alaihi Wa Sallam-, il ne faut absolument pas les suivre, et qu'Allah nous appuie!.

Source: Fatwas d'Ibn Bâz



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