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( Numéro de la partie: 75, Numéro de la page: 50)
Avis religieux donné sur le Mawlid (jour de la naissance du Prophète).
Les ulémas ont divisé les types de réunions tenues au cours du mois de Rabî`Al-Awal au nom du Mawlid (jour de la naissance du Prophète) en deux catégories:
Premièrement: celle dénuée des actes interdits et qui est considérée comme une Bid`a (innovation hérétique) qui se voit appliquer le même jugement appliqué aux autres innovations en religion pareilles. Le Cheikh Al-Islam Ibn Taymiyya a dit dans l'ouvrage intitulé "Al-Fatâwa Al-Kobra": "Quant au fait de fêter un moment hormis les saisons légitimes, comme quelques nuits de Rabî` Al-Awal qu'on prétend être la nuit de Mawlid, ou quelques nuits de Radjab, ou le 18 de Dhoul Hidja, ou le premier vendredi du mois de Radjab, ou le 8ème de Chawwâl que les ignorants appellent "la fête des gens pieux" (`Id Al-'Abrâr), tout cela est des innovations hérétiques que les pieux prédécesseurs n'ont pas agrée et n'ont pas pratiqué non plus.
Il a dit dans son livre intitulé « Al-Iqtidâ »: Certes, les prédécesseurs n'ont pas fêté Al-Mawlid, malgré le grand amour qu’ils vouaient au Prophète et le fait que personne ne le leur empêchait de faire" et il ajoute: "Si le Mawlid était un acte purement bon ou prépondérant, les prédécesseurs auraient été les plus empressés à la pratiquer que nous, puisqu'ils aimaient le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) et le respectait plus que nous, et puisqu'ils tenaient plus que nous à faire le bien.
De même, Ibn Al-Hâdj a dit dans son ouvrage intitulé (Al-Madkhal): "Quand le Mawlid est épargné de toutes sortes de célébration ou de mets préparé à son occasion ou d'invitations aux gens... S'il est exempt de tout cela, cela sera également considéré comme une Bid`a; puisque c'est un ajout en religion que les prédécesseurs n'ont pas fait.
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Le fait de suivre les prédécesseurs (salafs) est prioritaire et est un devoir, au lieu d'y ajouter des contradictions intentionnellement, puisqu'ils sont les hommes qui suivent les plus la voie du Messager d'Allah (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) et respectant les plus la Sunna du Messager d'Allah (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam). Ils sont les plus anticipés à faire le bien; il n'est jamais rapporté que l'un d'eux a eu l'intention de célébrer le Mawlid. Nous aussi, nous sommes tenus de les suivre, et de leur emboîter le pas en ne célébrant pas le Mawlid, comme l'a affirmé Cheikh Abou Tâlib Al-Makky (Qu'Allah lui fasse miséricorde) dans son ouvrage: Certes, il est affirmé dans la Tradition: Le Jour Dernier n'aura pas lieu que si le bien devient désavouable et le mal devient agréable .
Certes, ce que le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) a informé, est arrivé à raison de ce qu'on vient de citer et de ce qu'il viendra après. En effet, les innovateurs croyaient qu'ils sont en train d'adorer Allah, et qualifient ceux qui ne font pas leurs faits de négligeant, certes nous sommes à Allah, est ce à Lui que nous retournerons.
Le grand savant Tadj-Ad-Dîn `Alî ibn `Omar Al-Lokhamî As-Sakandarî, connu par Al-Fâkahânî a dit dans son ouvrage respectif au Al-Mawlid nommé (Al-Mawrid fîl-Kalâm `Ala Al-Mawlid). Il a dit concernant le genre de Mawlid qui ne comportent pas des actes interdits: "Je ne connais aucune source à ce Mawlid ni dans le Coran et ni dans la Sunna, et cet acte n'est pas rapporté par aucun des savants de cette communauté, eux qui sont des exemples en religion, eux qui s'attachent aux faits des prédécesseurs. D'ailleurs, cet acte est une innovation hérétique inventée par les pervers, et par passion les mangeurs s'y intéressent, puisque si nous revenons aux 5 finalités de la Charia, nous disons que ce fait peut être: obligatoire,
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souhaitable, permis, reprouvé ou interdit. Le Mawlid ne peut être qualifié ni par obligatoire unanimement, ni comme souhaitable, parce que le souhaitable "Mandoub" est ce que la charia ordonne de faire sans pour autant blâmer le négligeant, mais quant à ce Mawlid, elle n'est pas commandé par la charia, ni les compagnons ne l'ont fait, ni les prédécesseurs, ni les savants connus par la piété, voici ma réponse devant Allah s'Il m'en interroge, le Mawlid est loin d'être un acte permis; vu que l'innovation en religion est unanimement réfutée, donc elle ne peut être qualifiée que par interdite ou blâmée.
Ensuite, Al-Fâkahânî a décrit l'espèce de Mawlid dont il en a parlé est celui qui est célébré par un homme de son propre argent pour sa famille, ses amis et ses enfants sans pour autant excédé dans leur rassemblement, en mangeant quelque chose et sans commettre des péchés. Il ajoute: Ce cas qui est désigné par être une innovation hérétique atroce, car aucun des gens pieux parmi les prédécesseurs, n'avait pas fait, eux qui sont les juristes de l'islam, les maîtres des gens, la lumière des temps et l'embellissement des lieux.
Quant à Ibn-Al-Hâdj, il affirme dans son livre (Al-Madkhal) que : "L'intention de célébrer le Mawlid est encore une innovation hérétique même si on se consacre durant cette nuit à la lecture du Sahîh d'Al-Boukhârî. Il dit : Certains qui s'adonnent à la célébration du Mawlid, remplacent l'écoute des chants et de la musique, par la lecture du Sahîh d' Al-Boukhârî, ou autre, bien que la lecture des hadiths soit l'un des actes d'adoration les plus pieuses, qui comportent une grande bénédiction, mais à condition de le faire selon la manière légitime,
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mais pas au nom de célébrer le Mawlid. N'as-tu pas vu que la prière est l'une des meilleurs actes qui fait rapprocher l'homme d'Allah. Cependant, si l’on accomplit en dehors du temps légitime qui lui est consacré, on sera blâmé. Et si la prière occupe ce rang, qu’on est-il des autres actes d’adoration. Voilà le jugement établi par les vérificateurs sur ce genre de Mawlid.
Quant à As-Soyouttî, il a dit dans son épître nommé "Hosn Al-Maqsîd fî `Amal Al-Mawlid" (la bonne intention sur l'action de Mawlid) en essayant de riposter à ce que nous venons de citer d'après Al-Fâkahânî. Mais, son effort fourni ne peut pas faire face à ce que nous venons de citer d'après Al-Fâkhânî. Il l'avait contredit, prétendant que la célébration du Mawlid du Prophète était introduit par un souverain sage et juste, voulant par là de s'approcher d'Allah et que ceci a été approuvé par Ibn-Dahiya et a été établi par lui dans un ouvrage. Mais, cela n'est pas un argument, parce que l'innovation en religion n'est pas acceptable de quiconque, suivant les textes des hadiths du Prophète et donc on ne peut pas contredire les hadiths mettant en garde contre l'innovation hérétique en matière de religion, à cause du fait de Abou Sa`îd 'Kawkabourî' ibn 'Abou Al-Hassan ibn `Alî ibn Biktiktîn qui a inventé le Mawlid au 6ème siècle; d'ailleurs son équité ne lui exige pas une infaillibilité. De même, Ibn Khalikân a dit qu'il aime écouter de la musique. Et pour ce qui est d’ Ibn Dahiyya, les propos des savants contre lui sont très connus, d'ailleurs, ils l'avaient accusé d'inventer un faux hadith au sujet du raccourcissement de la prière du Magrib, comme on l'a affirmé dans le livre intitulé « At-Târikh » d'Ibn Kathîr .
Quant à la 2ème catégorie du Mawlid, celle qui contient des actes illicites. Ce genre est sévèrement défendu par les ulémas qui l’on bien détaillé et vous voici
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certaines de leurs paroles à ce sujet:
Cheikh de l'Islam, Ibn Taymiyya a dit dans une Fatwa: "Quant au rassemblement pour célébrer le Mawlid en dansant et en écoutant de la musique ou des cas pareils, en prenant cela comme un culte, les gens doués de science et de piété ne doutent jamais que ces faits sont comptés parmi les actes désapprouvés et défendus. Il n'y a que l'ignorant ou l'athée qui peut agrée ces faits". .
Quant à Al-Fâkahânî, il dit dans son épître nommé (Al-Mawlid): "La deuxième catégorie des actes commis pour célébrer le Mawlid, est ceux comportant des péchés et qu'on s’adonne à les faire et s’y consacre- au point que l’on dépense de ses biens sous la contrainte, et en étant mécontent et en sentant la douleur de l'injustice. Les ulémas ont déclaré que le fait de prendre le bien d'autrui sous l’effet de la pudeur est comme le fait de le prendre avec l'épée. Surtout quand on ajoute à tout cela, les chants en plus de remplir les ventres, à la musique des tambours et les autres instruments musicaux. Sans citer la mixité des hommes avec les femmes et les imberbes en dansant et en s'attouchant les uns les autres, en restant absorbés dans l'amusement et en oubliant le Jour Dernier, ou bien que les femmes soient isolées en élevant leurs voix en amusement et chantonnement ou de lire le Coran ou réciter les zikrs avec exagération et d'une façon hors normes, tout en restant inattentives à cette parole d'Allah, l'Exalté: Car ton Seigneur demeure aux aguets. Quant à
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cela, il n'y a pas deux humains qui pourraient nier son interdiction, et qu’un homme honnête ne pourrait l'affirmer, cela ne plaît qu'aux gens au cœur mort, qui commettent tant de transgressions et de péchés et qui considèrent plutôt ce fait comme un culte et non pas comme un acte reprouvé, nous sommes certes à Allah, et ce vers Lui que sera notre retour. L'islam a commencé en étant étranger et il le sera comme il a commencé. Quel homme rare est notre cheikh Al-Qochaîry, lorsqu'il dit à ce même sujet:

L'acte blâmable a été reconnu alors qu'on reprouve
l'acte louable, à cette époque dure
Les gens de science sont devenus solitaires
alors que les ignorants ont atteint de hauts rangs
Ils ont dévié de la Vérité, qu'est-ce que donc
ils ont avancé, au lieu de ce qui a précédé
J'ai dit aux purs, les gens de la piété
et de la religion, quand l'épreuve s'est durcie
ne soyez pas affligés par cet état de faits, voilà que
le tour vous est venu, dans cette époque de solitude

Lui, Al-Fâkahânî a dit: Abou `Amr ibn Al-`Ollâ lorsqu'il a dit:
Les gens demeurent en bien quand ils s'étonnent aux choses très étonnantes
Voila, bien que le mois dans lequel est né le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) est le mois de Rabî`Al-Awal, et c'est au cours de ce même mois qu'il est décédé, la joie dans ce mois n'a pas sa raison d’être plus que le chagrin: voilà ce que nous avons à dire, en espérant qu’Allah nous accepte parmi Ses bons adorateurs.
Le Cheikh Abou Al-Hassan ibn `Abd-Allah ibn Al-Hassan An-Nabâhî Al-Mâ'laqî Al-'Andaloussî dans son livre (Al-marqaba Al-`Oulya fî man yastahîq Al-Qaddâ' wa Al-foutiya), au sujet de la biographie du juge Abou `Abd-Allah Mohammad ibn `Abd-As-Sallâm Al-Minastirî : que l'émir
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Abou Yahya l'avait convoqué la veille de Mawlid à sa cour avec un nombre important des juristes, car l'Emir voulait tenir un festin officiel, comme sont les coutumes Marocaines en célébrant le Mawlid du Prophète, en préparant divers mets et banquets et en accueillant les notables et en faisant appel aux poètes pour chanter leurs poèmes, étant accompagnés de voix des chanteurs, lorsque tout est complet, le roi assis à son trône de souveraineté regardant les préparatifs de la célébration, et les hommes assis et debout chacun à sa place, ensuite le chanteur agite son instrument musical et commence par les saluer en chantant, suivi de l'un de ses compagnons qui le suit pour l'aider comme d'habitude, le juge Abou `Abd-Allah recule de sa place, et quitte l’assemblée en saluant l’émir, et les juristes le suivaient communément à la mosquée du palais où ils passaient leur nuit, et le roi pensait qu'ils sont partis pour satisfaire leurs besoins, et commande à ses ministres de les chercher et de leur rendre service jusqu’à leur retour, ensuite le vizir vient informer le juge de l'ordre qui lui a été donné. Le juge lui réplique ainsi: "Qu'Allah vous réforme, c'est une nuit bénie et nous sommes obligés d'en remercier Allah; et pour la célébrer, le roi -qu'Allah prolonge sa vie- nous a fait rassembler, mais si le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) qui était née en une nuit pareille, y était présent, il ne nous aurait pas autorisé à se rassembler et en se contentant de se laisser les uns les autres jouir de la musique sans pudeur, en la présence du juge et des juristes. Certes il est unanimement convenu par les ulémas que le fait de commettre un péché ouvertement est sévèrement interdit sauf en cas de nécessité comme une attestation qui exige une peine légale ou une expiation -qu'Allah mette le roi en bonne état- de nous permettre de rester dans sa mosquée-ci jusqu'au lendemain matin. Si, par contre, nous sommes accusés
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d’hypocrisie, de fourberie et d’orgueil, etc. les autres risquent de nous prendre en exemple. Qu'Allah nous préserve tous par Sa grâce". Sur ce, le vizir envoyé pour rester au service du juge par l'émir retourne auprès de celui-ci, Abou Yahya et le met au courant de la nouvelle. Après un instant, le roi se lève de sa place et envoya quelqu'un chez le juge pour le remercier en son nom et remercier ses compagnons, sans jamais répéter ces faits. Dès ce jour, il ordonnait de distribuer de la nourriture aux pauvres, au lendemain de chaque nuit bénie comme celle-ci et faire grâce aux besogneux. Fin de citation d' An-Nabâhî .

Source: Revue des Recherches Islamiques



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